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Coronavirus : point de situation au 14 mai 2020

14/05/2020

Les débats se poursuivent sur la nature de la relance à venir mais il est un sujet qui fait l’unanimité : la relance devra favoriser la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique.

Les débats se poursuivent sur la nature de la relance à venir mais il est un sujet qui fait l’unanimité : la relance devra favoriser la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique. Parmi les nombreuses contributions sur ce sujet, les apports récents du Fonds Monétaire International et de la Revue de Politique Economique d’Oxford sont particulièrement intéressants.

Dans une note publiée le 20 avril dernier et intitulée « Greening the recovery » (1), le FMI milite pour une relance tournée vers les investissements verts. Il énonce quatre priorités : éviter les financements des industries carbonées, favoriser les infrastructures vertes (énergie renouvelable, réseaux électriques, transports publics, numérique), investir dans la recherche sur le stockage d’énergie, le captage et le stockage du C02, l’usage de l’hydrogène comme source d’énergie alternative et enfin améliorer la qualité des bâtiments.

La Revue de Politique Economique d’Oxford fournit quant à elle une étude plus documentée (2) qui insiste sur l’efficacité économique d’une relance axée sur la préservation du climat. Le texte rappelle les critères d’un bon plan de stimulation économique, notamment l’effet multiplicateur de la dépense (combien de PIB supplémentaire pour un dollar investi ?), la rapidité de la mise en œuvre et le coût. L’effet multiplicateur est le critère clé. Il peut en effet aller jusqu’à 3 en sortie de récession selon la littérature, même si dans le cas de la crise actuelle la prolongation des mesures de distanciation sociale peut éroder le coefficient multiplicateur.

Les auteurs soulignent que les dépenses « vertes » ont des multiples élevés. En effet certaines sont particulièrement productives, notamment l’intelligence artificielle, la quatrième révolution industrielle (objets connectés et numérisation de l’industrie) et la protection de l’environnement. D’autres formes de relance verte, notamment la construction d’infrastructures d’énergie renouvelable, favorisent l’emploi local et évitent ainsi l’écueil des relances traditionnelles, à savoir que le creusement du déficit serve à financer des importations.

Les auteurs de l’étude ont interrogé 231 décideurs économiques (ministres des finances, membres de banques centrales, économistes) et leur ont demandé d’évaluer 25 mesures de relance sur la base de deux critères, l’impact positif sur le climat et le multiplicateur économique à long terme. Il en résulte que les mesures les plus plébiscitées sont les suivantes : dépenses de recherche sur les énergies propres, investissements dans les infrastructures d’énergie renouvelable, formation de la population active, dépenses d’éducation, dépenses de recherche et d’innovation, réseaux numériques, investissement dans les systèmes de santé.

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Les auteurs reprennent ces mesures à leur compte tout en ajoutant les investissements dans l’agriculture biologique et l’efficacité énergétique des bâtiments. Ils rappellent enfin que si le climat leur semble être le sujet prioritaire, il ne faut pas pour autant mettre de côté les autres aspects du développement durable, notamment la luttre contre la pauvreté et les inégalités ainsi que la nécessité de renforcer la cohésion sociale.

Ensuite, faut-il craindre un incident monétaire en cas de monétisation massive des déficits ? Un financement de grande ampleur semble possible sans provoquer de crise monétaire, d’une part parce que le choc déflationniste causé par les confinements est tel qu’une inflation forte a peu de chance de revenir, d’autre part parce que la confiance des américains et des européens envers leur monnaie (5) ne s’est pas démentie ces dernières années malgré la rupture conceptuelle que les politiques non conventionnelles ont introduite.

En définitive, investir sur les marchés des actions actuellement nécessitent évidemment de bien cibler les secteurs qui constitueront l’économie des prochaines années du fait des ruptures durables que la crise sanitaire actuelle provoque. Mais il faut ensuite, premièrement espérer que la classe politique occidentale va faire le choix de déficits très forts pour relancer l’économie, deuxièmement que la monétisation des dettes publiques ne provoquera pas de rupture monétaire. Ces deux hypothèses sont probables aux USA. En Europe il est moins sûr que l’Allemagne valide complètement une telle ambition.

(1) https://www.imf.org/en/Publications/SPROLLs/covid19-special-notes, April 20, 2020

(2) Oxford Review of Economic Policy, Will Covid-19 recovery packages accelerate or retard progress on climate change; https://academic.oup.com/oxrep/advance-article/doi/10.1093/oxrep/graa015/5832003

Achevé de rédiger le 14 mai 2020 par Florent Delorme, Macro stratégiste

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