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Faut-il acheter des actions de banques européennes ?

16/01/2020

La question des banques européennes est un sujet clivant, entre ceux qui ne veulent plus examiner le secteur, considérant qu’il est sans avenir, et les autres qui mettent en avant les faibles valorisations pour maintenir des investissement ciblés. Entre la faible croissance de l’économie européenne, la forte concurrence des établissements entre eux et la faiblesse des taux, faut-il acheter des actions de banques européennes ?

Pour plus d’informations sur les termes financiers utilisés dans cet article, veuillez consulter le glossaire.

La question des banques européennes est un sujet clivant, entre ceux qui ne veulent plus examiner le secteur, considérant qu’il est sans avenir, et les autres qui mettent en avant les faibles valorisations pour maintenir des investissement ciblés.

Il est vrai que les perspectives de progression des revenus des banques européennes n’ont rien d’enthousiasmant. Premièrement, la faible croissance de l’économie européenne ne peut entraîner une très forte progression des crédits à l’économie, d’où les demandes récurrentes de Christine Lagarde en faveur d’une relance budgétaire coordonnée. Deuxièmement, la forte concurrence des établissements entre eux ne permet pas un fort développement des volumes d’affaires et une hausse significative des tarifications, ce qui plaide pour une consolidation à l’échelle nationale puis européenne quand le cadre réglementaire le favorisera. Troisièmement, la faiblesse des taux ne permet pas d’augmenter les marges d’intérêt et cela va perdurer car les taux bas sont un outil de stimulation économique. Enfin les exigences réglementaires toujours plus élevées en termes de fonds propres ont pénalisé la rentabilité des établissements.

En attendant des avancée sur ces points, les banques sont contraintes de travailler dans cet environnement de faible progression des revenus : reste donc la possibilité de travailler sur les coûts. Selon le consensus, les grandes banques européennes verront en moyenne leurs revenus progresser de +0.81% lors de la prochaine année fiscale tandis que leurs coûts baisseront de 1.42%.

Certes un secteur dont le projet à court terme constitue pour l’essentiel à réduire les coûts n’est pas très passionnant. La faiblesse des valorisations et des rentabilités (moyennes des Price to Book et Return On Tangible Equity à hauteur respectivement de 0.79 et 9.29% pour l’année fiscale en cours) sont là pour en témoigner. Mais il nous semble que la décote est un peu sévère compte tenu du potentiel d’amélioration du contexte économique dans le cadre d’une stimulation probable de l’économie européenne et de l’amélioration du commerce international avec le début d’un accord entre la Chine et les USA. A cela on peut ajouter que les plans de réduction des coûts engagés vont porter leurs fruits dans les années qui viennent. Le geste récent de la BCE s’agissant du taux de rémunération des réserves des banques est également un signal positif. Des fusions entre établissements sont possibles comme l’évoquait récemment le Directeur de la Société Générale. Quant à la pression réglementaire pour augmenter les fonds propres, il est peu probable qu’elle continue d’augmenter au-delà de la mise en place de Bâle III et les banques ont déjà bien anticipé les exigences supplémentaires à venir. Il ne faut donc pas condamner le secteur bancaire qui devrait reprendre des couleurs dans les prochains mois.

Source des données chiffrées : Bloomberg BI Large Cap European Banks Top Competitive Peers, 8 janvier 2020.

Achevé de rédiger le 10 janvier 2020, par Florent Delorme, macro analyste chez M&G Investments. 

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