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L’élection présidentielle américaine 2020 : Le climat retient son souffle

20/10/2020

Nous avons pu constater à l’occasion de récentes élections, dont la présidentielle de 2016 aux États-Unis, à quel point il est risqué de pécher par excès de confiance, que ce soit en prenant les sondages pour argent comptant ou en anticipant sur la réaction des participants au marché. Comment les investisseurs doivent-ils envisager la présidentielle du 3 novembre aux États-Unis ?

L'élection présidentielle de 2016 aux États-Unis est une bonne piqûre de rappel quant au caractère difficilement prévisible des événements politiques. Hillary Clinton a devancé Donald Trump dans les sondages tout au long de l'année 2016. Elle a même recueilli davantage de voix mais Donald Trump a remporté suffisamment de scrutins serrés dans les États indécis.

Graphique 1 : Les sondages au cours de l’année précédant l’élection présidentielle aux États-Unis, 2016 et 2020

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Il faut bien admettre qu'un sondage, quel qu'il soit, a une valeur prédictive limitée quant à l’identité du prochain président des États-Unis. La psychologie humaine est ainsi faite que ce type d'incertitude est difficilement supportable et que, parfois, cela nous amène à pécher par excès de confiance ou, à l'inverse, de prudence. La difficulté à déterminer les probabilités statistiques de chaque issue potentielle et leur évolution peut parfois alimenter la volatilité des marchés financiers.

Les déclarations du président Trump, qui suggèrent qu'il pourrait contester le résultat du scrutin si ce dernier lui est défavorable, sont un autre motif d'inquiétude dans le cas présent. Si le résultat est incertain et penche plutôt en faveur de son adversaire, l’ancien vice-président Joe Biden, il reviendra peut-être à la Cour suprême des États-Unis de désigner le vainqueur, ce qui pourrait prendre un certain temps. On se souvient encore du résultat litigieux du scrutin de l’an 2000 entre George W. Bush et Al Gore, suspendu au verdict des urnes dans l’État de Floride. Or la Cour suprême compte désormais une nette majorité de juges conservateurs, davantage susceptibles de se prononcer en faveur du candidat républicain. D'ailleurs, trois des huit juges qui composent actuellement la Cour suprême ont été nommés par le président Trump. L'implication de la Cour suprême pourrait non seulement occasionner une longue période d'incertitude, mais aussi alimenter l'agitation et donner lieu à un mouvement de désobéissance civile.

HToutefois, la présidence n'est pas le seul enjeu électoral : les deux chambres du Congrès seront également renouvelées, entièrement en ce qui concerne la Chambre des représentants et à hauteur d'un tiers pour le Sénat. L'éventail des rapports de force possibles entre les républicains et les démocrates en 2021 devient de plus en plus complexes et il est de plus en plus difficile d'associer une probabilité aux implications potentielles pour les marchés.

2. Compte tenu de ce que nous savons sur le programme de chaque candidat, quelles pourraient être les répercussions de l'élection de Joe Biden ou de Donald Trump sur l'économie ?

Pour faire court, quel que soit le verdict des urnes, je ne pense pas que l'économie américaine connaîtra une inflexion majeure dans l'immédiat.

Certaines propositions de Joe Biden, comme le relèvement du taux de l'impôt sur les sociétés de 21 à 28 %, pourraient être considérées comme moins favorables aux marchés. S’agissant de l'impôt sur le revenu des personnes physiques, ses propositions visent également les hauts revenus (ceux qui gagnent plus de 400 000 dollars par an) plutôt que de répartir les hausses d’impôts sur un nombre de contribuables plus important. Selon le Tax Policy Center, les 1 % des ménages les plus aisés assumeraient les trois quarts de la hausse de la pression fiscale. En revanche, Donald Trump propose de ne pas augmenter les impôts mais de prendre des mesures qui feraient augmenter le salaire net imposable, et de réduire l'impôt sur les plus-values de 20 à 15 %.

Par ailleurs, le ticket Biden-Harris promet d'investir 2 000 milliards de dollars pour moderniser et développer les infrastructures du pays et stimuler la production d’énergie propre. De son côté, le président sortant a suggéré de consacrer près de 1 000 milliards de dollars à un large éventail de projets d'infrastructures à travers le pays. Les sénateurs républicains semblent néanmoins soucieux de l'impact potentiel de ces investissements sur le déficit fédéral.

Malgré les divergences évidentes entre les candidats à la présidentielle, leurs propositions (si elles devaient être concrétisées) ne semblent pas de nature à remettre en cause un modèle économique où le partage de la valeur ajoutée est davantage favorable au capital qu’aux salariés. Si jamais les démocrates remportent les élections, il pourrait y avoir une légère inflexion vers une économie plus sociale mais il est peu probable que cela occasionne un choc pour les entreprises américaines.

3. Lors du récent débat entre les candidats, un sujet a brillé par son absence : le changement climatique. Quelle est selon vous le positionnement des deux candidats sur ce sujet ?

C'est incontestablement un sujet sur lequel les deux candidats ont des opinions et des propositions diamétralement opposées. Le président Trump semble nier la réalité du changement climatique et sa conception de la durabilité est de mauvais augure pour le climat et l'influence que les États-Unis exerceront sur lui à l'avenir. Il va sans aucun doute amener les États-Unis à se retirer de l'Accord de Paris en novembre.

En revanche, Joe Biden a fait du développement durable son cheval de bataille. J'ai mentionné précédemment sa proposition d'investir environ 2 000 milliards de dollars lors des quatre prochaines années. Cela ne va peut-être pas aussi loin que le « Green Deal » proposé par les autres candidats à l'investiture du Parti démocrate, comme Bernie Sanders, mais il s'agit sans doute du programme le plus ambitieux jamais proposé à ce jour aux États-Unis car il a pour but de mettre le pays sur les rails de la neutralité carbone à l’horizon 2050. Le plan est axé sur les infrastructures, les énergies renouvelables, l'industrie automobile et le transport. Mais surtout, le plan de Joe Biden vise à résoudre la crise climatique tout en introduisant la notion de justice environnementale en créant des emplois destinés aux Américains les plus modestes.

Il convient toutefois de noter que le scepticisme du président Trump à l’égard du développement durable n’a pas empêché le changement de voir le jour aux États-Unis. Ces dernières années, la quantité d'électricité produite aux États-Unis à partir de sources renouvelables a augmenté sensiblement grâce à la baisse du prix de revient et à des gains d’efficacité. En 2021, la production d'électricité issue de sources renouvelables autres que l'énergie hydraulique aura doublé par rapport à 2014. Les énergies renouvelables au sens large (en incluant les centrales hydrauliques) devraient égaler le charbon et supplanter le nucléaire.

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